Une arnaque sur deux a lieu sur internet

En 2017 et 2018, plus de la moitié des arnaques constatées sont commises sur internet. La note publiée par l'Observatoire national de la délinquance précise la nature et les montants des arnaques. Elle dresse aussi un portrait statistique des victimes et des recours effectués.



Les principales catégories d'arnaques constatées dans la note de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP)(nouvelle fenêtre) de septembre 2020 sont:

  • les ventes trompeuses de produits ou de services (produit non obtenu, produit ou service plus cher, non conformité) ;

  • les arnaques par chantages ou pièges (extorsions, fausses demandes d’aides, fausses propositions amoureuses…).

En revanche, les escroqueries bancaires (débits frauduleux) représentent une catégorie qui n'est pas étudiée dans cette note.


Des achats de produits et de services dans 75% des cas


Dans 75% des cas, l’arnaque concerne l’achat d’un produit ou d’un service. Dans la moitié des situations, l'article ne parvient pas à destination de l'acheteur.


Ces biens sont principalement commandés en réponse à une annonce. Il s'agit la plupart du temps de sites identifiés comme des entreprises (70% des cas), majoritairement françaises (61%) au dire des victimes.


Ces arnaques concernent surtout des biens :

  • de consommation (nourriture, vêtements, fournitures diverses) à 33% ;

  • d'équipements (véhicules, mobilier, produits électroniques, électroménager) à 21% ;

  • culturels (spectacles, musique, logiciels) à 12%.

En général, les montants concernés par ce type d'arnaque sont inférieurs à 100 euros.


Différents types de victimes


La tranche d’âge la plus touchée par les arnaques est celle des 14-29 ans (29%), ce qui peut s'expliquer par l'important usage d'internet pour cette tranche d'âge.


Parmi les autres types d'arnaques en ligne, la catégorie "chantage ou piège" touche plus fréquemment les plus de 75 ans. Elle représente 13% des cas constatés mais pour des montants supérieurs (au-delà de 500 euros dans 26% des cas). Il peut s’agir de demandes d’aides, de promesses de gains de jeux ou de fausses propositions amoureuses.


Peu de recours et de remboursements


Les statistiques font apparaître que 63% des victimes se retournent vers l’auteur de l'arnaque. Parmi les personnes ayant réussi à joindre l'auteur de ce type de méfait, le remboursement est total dans 19% des cas ou partiel dans 9% des cas.


Les démarches de remboursement entreprises auprès d’un organisme financier (assurance, banque…) aboutissent à une indemnisation dans 26% des situations.


Au total, 16% des victimes d’arnaque sur internet parviennent à une réparation totale ou partielle.


Les dépôts de plainte ou de main courante sont rares et, dans 83% des cas, restent sans suite, conclut la note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

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