Travailler à l’étranger : ces 65 pays préservent votre retraite française (et les autres vous font perdre gros)
Travailler quelques années sous d'autres latitudes fait rêver. Pourtant, au moment de liquider votre retraite, l'addition peut s'avérer amère si vous n'avez pas vérifié les accords bilatéraux avant d'embarquer.

En effet, seuls 65 pays au monde disposent d'un accord conventionnel permettant de valider vos trimestres pour la retraite de base française. Partout ailleurs, 10 ans de travail ne vous rapporteront absolument aucun trimestre français.
Le piège financier des pays sans accord : jusqu'à -40 % sur la pension
Prenez le cas d'un salarié né en 1964 ayant accompli 10 années de travail (sur 42,5 ans de carrière au total) dans un pays n'ayant signé aucun accord avec la France.
Départ à l'âge légal (62 ans et 9 mois en 2026) : Sa pension de base sera amputée d'environ 40 % par rapport à la même carrière menée intégralement en France.
Départ à 67 ans (âge du taux plein automatique) : L'écart demeure brutal, avec une décote subie d'environ 24 %.
Avant de signer un contrat local ou de vous expatrier, la consultation de la carte des conventions de Sécurité sociale est indispensable.
D'où viennent ces 65 pays affiliés ?
Le périmètre s'articule autour de deux cadres juridiques distincts recensés par le Cleiss (Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale) :
Le bloc européen et assimilé (31 pays) :
26 pays de l'Union européenne régis par les règlements de coordination de 2004 et 2009 (en vigueur depuis le 1er mai 2010).
4 pays de l'Espace économique européen et Suisse (Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse) intégrés en 2012.
1 accord post-Brexit spécifique pour le Royaume-Uni, applicable depuis le 1er mai 2021.
Les accords bilatéraux État par État (34 pays) : Sur 42 conventions internationales enregistrées, sont exclues de ce calcul global 4 collectivités françaises d'outre-mer, Madagascar (dont l'accord de 1967 exclut le volet vieillesse), ainsi que Jersey, Guernesey et le Québec (qui sont des territoires et non des États indépendants).
Pourquoi le gouvernement annonce-t-il 68 zones ? La communication officielle fait état de 68 États ou territoires couvrant 80 % des expatriés. Ce décompte inclut les territoires d'outre-mer et Madagascar, mais comptabilise séparément l'UE, la Suisse et le Royaume-Uni.
Tableau récapitulatif des 65 pays partenaires
Zone / Cadre | Nb de pays | Public couvert | Pays concernés & Entrée en vigueur |
Union européenne | 26 | Salariés & Indépendants | Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Rép. tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède (Règles en vigueur depuis le 1er mai 2010) |
EEE & Suisse | 4 | Salariés & Indépendants | Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse (Depuis le 1er avril 2012 pour la Suisse, 1er juin 2012 pour les autres) |
Royaume-Uni | 1 | Salariés & Indépendants (Totalisation des périodes) | Royaume-Uni (Accord post-Brexit depuis le 1er mai 2021) |
Accords bilatéraux hors UE | 34 | Salariés (et Indépendants dans 13 de ces États) | Algérie, Andorre, Argentine, Bénin, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Cameroun, Canada, Cap-Vert, Chili, Congo, Corée du Sud, Côte d'Ivoire, États-Unis, Gabon, Inde, Israël, Japon, Kosovo, Macédoine du Nord, Mali, Maroc, Mauritanie, Monaco, Monténégro, Niger, Philippines, Saint-Marin, Sénégal, Serbie, Togo, Tunisie, Turquie, Uruguay |
TOTAL | 65 | (Hors territoires français, Madagascar, Jersey, Guernesey et Québec) |





























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