Les allergies

L’OMS classe aujourd’hui les allergies au quatrième rang des maladies les plus fréquentes dans le monde. En France, elles toucheraient 10 à 20 % de la population. Et ces chiffres vont crescendo. Il est pourtant possible d’agir !


Une allergie, c’est quoi ? C’est une réaction excessive du système immunitaire (défenses de l’organisme) à une substance extérieure, appelée allergène. Elle peut débuter à tout âge, mais elle est plus fréquente chez l’enfant et peut disparaître à l’âge adulte. Un enfant dont les deux parents sont allergiques a 50 % de risque de le devenir lui-même.

Comment peut se manifester une allergie ?

Selon la façon dont l’allergène entre en contact avec le corps, l’allergie peut se traduire par des symptômes :

• Respiratoires : asthme, rhume des foins (ou « rhinite allergique »). • Oculaires : conjonctivite. • Cutanés : eczéma, urticaire. • Digestifs : douleurs abdominales, vomissements, diarrhées, retard de croissance chez le nourrisson. • Généraux : oedème de Quincke (le visage gonfle, la langue aussi, on peut avoir du mal à respirer), choc anaphylactique (la tension artérielle chute, le pouls s’accélère, sensation de malaise avant de perdre connaissance).

Quels sont les principaux coupables ?

• Dans l’air : acariens, moisissures, pollens, blattes, protéines animales présentes dans le pelage, la salive et l’urine des chats, chiens, rongeurs et chevaux. • Dans les aliments : surtout le lait, l’oeuf et l’arachide pour l’enfant. • En contact avec la peau : métaux (nickel, mercure...), composants des cosmétiques (lanoline, colorants, colophane…). • Les insectes piqueurs : réaction à un venin (guêpe, fourmi, frelon…) ou à une sécrétion salivaire lors de la morsure (moustique, taon, puce...). • Les médicaments : antibiotiques et produits anesthésiques surtout, mais tous sont susceptibles de provoquer une allergie.

Comment se soigner ?

Identifier le ou les allergènes responsables relève de l’allergologue. Il s’aide d’un interrogatoire, de tests cutanés (prick-tests, intradermo-réactions, patch-tests) et d’une prise de sang (recherche d’IgE spécifiques).


Le seul traitement radical consiste ensuite à éliminer l’allergène de son environnement, mais une éviction totale n’est pas toujours possible. Le traitement des symptômes de l’allergie peut être local (bronchodilatateur, collyre, gouttes nasales…) ou général (comprimés ou injections d’antihistaminique et/ou de corticoïdes…).


En complément, certaines mesures aident à espacer les poussées, comme éviter les vêtements en laine et bien hydrater sa peau en cas d’eczéma, ou fuir le tabac en cas d’asthme, de rhume des foins ou de conjonctivite allergique.


L’allergologue peut proposer une désensibilisation lorsque les symptômes demeurent importants malgré le traitement. Possible dès l’âge de 5 ans, la désensibilisation consiste à prendre des doses croissantes de l’allergène en cause (injection sous la peau ou gouttes sous la langue). Elle dure trois à cinq ans et permet d’atténuer, voire de faire disparaître, les symptômes.


En cas de risque de réaction générale grave (oedème de Quincke, choc anaphylactique), il faut toujours avoir sur soi un « kit d’urgence » (seringues prédosées ou stylo auto-injecteur d’adrénaline). En prévention, les enfants qui appartiennent à une famille d’allergiques ne doivent pas bénéficier d’une l’alimentation diversifiée avant le 4e mois.


Et pour tous, il faut également éviter les facteurs irritants : fumée de cigarette, pics de pollution, accumulation de peluches, manque d’aération de la maison, animaux domestiques, utilisation de savon parfumé et/ou non doux.


Vrai / Faux

Une allergie n’est jamais grave Faux. Si elles ne sont pas prises en charge, certaines réactions allergiques peuvent entraîner la mort. C’est le cas du choc anaphylactique ou d’un asthme non ou mal traité.

Une allergie peut disparaître avec les années Vrai. Ainsi, certaines manifestations allergiques s’améliorent, voire disparaissent, à la puberté ou lors d’une grossesse, comme c’est souvent le cas pour l’asthme.

Les produits dits « hypoallergéniques » conviennent aux personnes allergiques Faux. Ils sont seulement faits pour les personnes qui ont une « peau sensible ».

Les allergiques aux pollens de bouleau souffrent plus souvent d’une allergie à la pomme

Vrai. De même, une allergie à certains aliments (banane, avocat, kiwi, châtaigne…) est plus fréquente en cas d’allergie au latex. On appelle ces réactions des allergies croisées.

Une allergie peut être reconnue comme maladie professionnelle

Vrai. C’est le cas par exemple d’une allergie au ciment pour un maçon ou d’une allergie à certains colorants pour une coiffeuse.

Lien à consulter également: www.allergienet.com


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