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Replay: "Le Maroc vu du ciel": Yann Arthus-Bertrand livre ses anecdotes et souvenirs de to

Réalisé par le photographe Yann Arthus-Bertrand, le documentaire "Le Maroc vu du ciel" a été diffusé mercredi sur 2M dans sa version arabophone. Hier 22 juin, à 20h55 heure française (18h55 au Maroc), c'était au tour de France 2 de montrer la beauté du Maroc vue et capturée par Yann Arthus-Bertrand, et racontée par Ali Baddou (2ème audience de la soirée avec 2,8 millions de téléspectateurs)

HuffPost Maroc: Comment avez-vous eu l'idée de réaliser ce documentaire?


Yann Arthus-Bertrand: C'est un Marocain, un proche de la famille royale dont je ne connais pas exactement les liens avec celle-ci, qui est passé un jour, par hasard, dans ma galerie. On a commencé à discuter et il m'a dit "vous avez fait un film sur l'Algérie, j'ai adoré. Pourquoi vous n'en faites pas un sur le Maroc?". Je me suis dit: oui, pourquoi pas. Quelques semaines plus tard, il est revenu vers nous. Ce n'était pas vraiment une décision de ma part, mais j'ai été ravi de la concrétiser.


Quels liens avez-vous avec le Maroc?


Des liens d'amitié et de fraternité. Ce film est d'une grande importance pour moi. Les Marocains sont amoureux de leur pays. Et avec des films comme celui-là, c'est une vraie responsabilité. Les gens attendent beaucoup de films ou autres qui parlent de leur pays. Ce n'est donc pas quelque chose de léger de filmer le Maroc. Comme nous sommes attendus par des millions de personnes, il faut être bon, sincère et honnête. Il faut aimer ce qu'on filme, c'est important!


Comment avez-vous choisi les villes à filmer?


Vous savez, quand vous faites le Maroc, ce n'est pas très difficile. Vous choisissez les plus belles villes, vous mettez une croix dessus et vous y allez. J'ai ainsi sélectionné les villes les plus belles et les plus intéressantes du Maroc. J'ai reçu, toutefois, ce matin, un mail d'un Marocain qui n'était pas très content parce que Agadir n'y figurait pas. En fait, on était passé à Agadir, mais ce qu'on avait fait n'a pas donné de bons résultats. Donc, on ne l'a pas mis dans le film. Et on s'est fait engueuler! (il sourit)


Comment vous êtes-vous préparé?


Il y a toujours une préparation importante pour les tournages. Un plan de tournage est défini et des fixeurs sont envoyés sur place. Mais quand on fait de l'aérien, il y a toujours une très grosse part d'improvisation. Beaucoup de choses qu'on n'avait pas anticipées sont là. Par exemple, quand vous faites les vallées de l'Atlas, qui sont extraordinaires, vraiment magnifiques, vous ne savez pas exactement comment elles sont et vous allez découvrir des choses que vous n'aviez jamais vues.


Combien de temps a nécessité le tournage?


À Rabat et à Casablanca, par exemple, on a passé deux journées dans chacune de ces villes. Il faut des autorisations, éviter de voler quand le roi se déplace, que l'hélico soit prêt, que la météo soit bonne, que les lumières soient belles pour le tournage... Il y a beaucoup de paramètres. La photographie aérienne, c'est un peu compliqué! En tout cas, les pilotes de la gendarmerie royale ont été très, très sympas et ils ont vraiment fait le maximum pour nous.


Vous avez publié en 1993 l'ouvrage "Le Maroc vu d'en haut". Qu'apporte un point de vue depuis le ciel sur un pays ?


La vision depuis l'hélicoptère, avec une caméra, qui nous permet de tourner plusieurs plans différents à la fois, c'est très particulier. Les images avec cette caméra spéciale et extraordinaire sont prises sans aucune vibration. Les gens, des fois, ne voient même pas que vous travaillez. Ce qui est très intéressant, aussi, c'est que lorsque vous êtes en aérien, vous comprenez très vite le pays, comment les gens mangent et se déplacent. La photographie aérienne donne beaucoup d'informations très rapidement sur la façon dont vivent les gens. C'est cela que j'aime.


Est-ce que le Maroc a changé depuis 1993 ?


Oh, il n'a pas tellement changé, vous savez! Mais j'ai découvert ces images de fantasia que je ne pensais pas pouvoir faire et qu'on a réussi à réaliser, c'est extraordinaire. De nombreuses images m'ont marqué.


Comment s'est porté votre choix sur Ali Baddou pour la voix-off?

Il vient du Maroc et il aime son pays. C'était très bien de travailler avec lui même si, des fois, il n'était pas très objectif (rires).

Quels sont vos projets?

Je vais publier un nouveau livre sur le Maroc. Par ailleurs, je suis en train de tourner un film sur les femmes intitulé "Woman", et nous allons aussi filmer au Portugal, où il y a eu l'incendie.

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