Votre commune a-t-elle gagné ou perdu des habitants ?

Chaque année, l’Insee publie les chiffres de populations légales des communes au 1er janvier. Découvrez en avant-première sur notre carte interactive si votre commune a gagné ou perdu des habitants.
















Voici les nouveaux chiffres de la population de chaque commune de Normandie, de Bretagne et des Pays de la Loire, calculés par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques). Ces chiffres, appelés populations légales, entrent en vigueur le 1er janvier 2020, mais recensent les habitants au 1er janvier 2017.

Pour l’Insee, nous étions 66 524 339 habitants en France au 1er janvier 2017, contre 65 241 241 habitants au 1er janvier 2012. Cela représente une évolution annuelle moyenne de + 0,4 %, et 1 263 162 personnes en plus.

Vous pouvez retrouver ici l’évolution de population entre 2012 et 2017 pour près de 35 000 communes françaises

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À l’Ouest, des nouveaux

Pour évaluer le nombre d’habitants vivant en France au 1er janvier 2020, l’Insee procède à une estimation portant sur le territoire national. En clair, on n’est pas à trois habitants près. En revanche, pour déterminer la population de chaque commune, c’est autrement important car ce chiffre sert de référence à de nombreux actes administratifs.


Pour voir l’ensemble des communes françaises, c’est ici !


Cette édition 2020 correspond dans l’ensemble aux tendances observées les années précédentes. Les métropoles et leur périphérie attirent de nouveaux habitants, en particulier autour de Nantes et Rennes. Les régions rurales, comme le Centre-Bretagne, le Perche ou le Cotentin, continuent de voir leur population baisser.

L’évolution annuelle moyenne la plus négative est pour Le Ménil-Vicomte (Orne), avec – 8,8 %. La commune est passée de 38 à 24 habitants entre 2012 et 2017.

À l’inverse, Moisville (Eure) a une augmentation annuelle moyenne de +7.6 %, passant sur la période 2012-2017 de 165 à 238 habitants.

En nombre absolu d’habitants, ce sont évidemment Nantes (+ 17 742) et Rennes (+6 955) qui dominent le classement, devant Angers (+3 943), Saint-Herblain (+2 981) et Les Sables-d’Olonne (+2 279). À noter, sur les 10 villes ayant la plus forte croissance, 7 sont en Loire-Atlantique !

À l’opposé, trois villes normandes connaissent les plus fortes baisses du nombre d’habitants : Caen (-3 011), Le Havre (-2 995) et Cherbourg-en-Cotentin (-1 903)


Des dynamiques diverses

Dans l’Ouest, les trois régions connaissent des dynamiques différentes. Les Pays de la Loire ont gagné 124 986 habitants de 2012 à 2017, quand la Bretagne en gagnait 81 807 et la Normandie seulement 7 722.

À l’intérieur des régions, au niveau départemental, les tendances sont également variables. Si tous les départements bretons gagnent des habitants, en Normandie et en Pays de la Loire, il y a de fortes différences.

Ainsi, la Loire-Atlantique a gagné 81 436 habitants sur la période, quand la Mayenne en perdait 8 et la Sarthe 876. Le Maine-et-Loire et la Vendée ont connu des hausses respectives de 18 088 et 26 346 habitants.

Comment se fait le comptage ?

Autrefois, tous les habitants étaient comptés la même année. Ce recensement général était rare : le dernier remonte à 1999. Désormais, l’Insee procède par enquête tournante. Chaque année, un cinquième des communes de moins de 10 000 habitants sont recensées.

Chaque année aussi, tous les logements des villes de plus de 10 000 habitants sont recomptés et 8 % reçoivent la visite physique d’un recenseur, ce qui permet d’affiner le nombre moyen d’occupants par habitation.

Pourquoi le 1er janvier 2017 ?

Les données disponibles cette année ont été collectées entre 2015 et 2019. Au nom d’un principe d’équité, elles sont recalculées par référence à une même date, comme si toutes les communes avaient été recensées le même jour.

L’Insee parle d’extrapolation ou de « rétropolation ». Les chiffres que nous publions aujourd’hui sont arrêtés à la « date médiane » du 1er janvier 2017. Ils prennent valeur juridique au 1er janvier 2020. L’an prochain, les chiffres seront arrêtés à la date médiane du 1er janvier 2018… Et ainsi de suite.

Population municipale ou totale ?

C’est une source fréquente d’erreur pour les démographes amateurs que nous sommes. La population municipale additionne les personnes ayant leur résidence habituelle dans la commune (SDF et détenus compris). Mais il y a des personnes qui gardent des attaches dans une commune tout en vivant habituellement dans une autre. Exemple : les étudiants. Ceux-là, l’Insee les « compte à part ».

Ainsi, un jeune Lavallois qui suit ses études à Caen fait partie de la population municipale caennaise mais reste « compté à part » dans sa ville d’origine. La population totale d’une ville est la somme de la population municipale et de la population comptée à part.

Pourquoi est-ce si important ?

Chaque année, les maires guettent avec inquiétude la nouvelle livraison de l’Insee. De ces chiffres dépendent de nombreuses décisions administratives ou financières : dotation de l’État aux communes, barèmes de certaines taxes, nombre de conseillers municipaux, conditions d’implantation des pharmacies…

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