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4ème dose: possible !

Alors que la France a ouvert la campagne de rappel pour les 12-17 ans le 24 janvier dernier, Olivier Véran a indiqué qu'une quatrième dose contre le Covid-19 était "possible" pour l'automne. Pour les personnes immunodéprimées, le ministre de la Santé a même évoqué la possibilité de rendre cette vaccination annuelle à l'image de celle de la grippe.



La question d'une quatrième dose de vaccin anti-covid se pose pour le gouvernement. Malgré un recul du nombre de contaminations au Covid-19 depuis plusieurs jours ainsi qu'une légère amélioration dans les services de soins critiques, Olivier Véran a jugé "possible" le recours à une nouvelle injection de rappel à l'automne, sur le plateau de BFMTV, le 2 février dernier.


Cette quatrième dose pourrait être administrée à l'occasion du rappel annuel du vaccin contre la grippe d'après les quelques indications données par le ministre des Solidarités et de la Santé. Ainsi, l'exécutif ne suivrait pas l'avis du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV).


Le COSV a publié un avis défavorable à la généralisation d'une quatrième dose de vaccin, le 19 janvier dernier. L'autorité a indiqué qu'"à l'exception des personnes sévèrement immunodéprimées, une seconde dose de rappel vaccinal n'apporterait en effet pas de bénéfice individuel significatif".



De plus, le Conseil craignait qu'obliger les Français à recevoir une quatrième dose de vaccin ait "un effet contre-productif quant à la poursuite de la campagne vaccinale en cours". Le COSV concluait sa recommandation sur l'attente de nouvelles données avant de recommander le recours à une nouvelle dose de vaccin anti-Covid.


La progression de la couverture vaccinale et la prolifération du variant Omicron plus contagieux semblaient pourtant fermer la porte à la nécessité d'une quatrième dose, au profit de l'immunité collective. C'est la capacité du Covid-19 à se transformer en virus saisonnier qui replace l'hypothèse au centre du débat. D'où la possibilité d'administrer aux Français une dose de vaccin supplémentaire à l'automne.


Depuis le début de l'année, le gouvernement parait plutôt en clin à décider le recours à une quatrième injection du vaccin, à minima pour les personnes à risque ou avec des systèmes immunitaires plus fragiles. Comme l'évoquait le ministre de la Santé sur France Inter, le 3 janvier : "La question va se poser assez vite pour les personnes fragiles dans notre pays, les personnes immunodéprimées, les personnes très âgées qui sont à trois, quatre mois de leur rappel".


Le même jour, Alain Fischer déclarait sur BFMTV que dans les faits "pour les personnes très immunodéprimées, on est déjà à la 4e dose depuis un bon moment".



Le gouvernement français favorable à un 4ème dose ?


Après avoir rendu la troisième dose du vaccin contre le Covid-19 obligatoire, se pose la question du recours à la quatrième dose. Le gouvernement réfléchit à cette possibilité et multiplie les annonces depuis le début de l'année.


Dans toutes les déclarations, aussi courtes soient-elle, on peut comprendre que les ministres sont favorables au recours à une dose de rappel supplémentaire, certainement encouragés par les pays ayant déjà rendu la quatrième injection obligatoire comme Israël, la Belgique ou le Danemark.


Le 6 janvier, sur BFMTV, le Premier ministre indiquait sans détour que "dès que nos autorités sanitaires auront dit oui, [...] nous irons" vers la quatrième dose. Le gouvernement est depuis pendue aux lèvres des différentes autorités sanitaires dans l'attente d'un feu vert pour la généralisation de la quatrième dose.


Si tous les Français pourraient être concernés par le recours à une nouvelle dose de rappel, à l'origine la question se pose surtout pour les personnes fragiles et plus à risque de développer des formes graves du Covid-19.


Aussi, si la quatrième dose devient nécessaire, elle devrait l'être en priorité pour les personnes immunodéprimées et les personnes très âgées. Mais l'injection supplémentaire ne devrait pas intervenir avant l'automne selon la dernière prise de parole d'Olivier Véran, le 2 février sur BFMTV. Toutefois, dès lors que la décision sera prise, la remise en route du parcours vaccinal pourrait être rapide.


Le 13 janvier, Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l'Autonomie faisait savoir que la France dispose des doses nécessaires. D'ici l'automne, la France va continuer d'observer l'efficacité de la quatrième en dose en Israël, qui l'a ouverte depuis le début de l'année aux plus de 60 ans ainsi qu'au personnel médical.


Au-delà de l'hypothèse d'une quatrième dose, le gouvernement envisage aussi d'avoir recours au vaccin anti-Covid régulièrement comme c'est le cas pour le vaccin de la grippe par exemple. "Si on a un vaccin qui est sûr, efficace et qui devait nous protéger dans la durée, nous prendrions hélas cette habitude d'avoir des rappels de temps en temps", a notamment prévenu Oliver Véran.



Les autorités sanitaires recommandent-elles la 4ème dose ?


Le Conseil scientifique qui scrute l'évolution épidémique à la loupe, a émis l'idée d'une quatrième dose au début du mois de décembre 2021. Le président du conseil, Jean-François Delfraissy, avait d'ailleurs mis le sujet sur la table devant la commission des Affaires sociales du Sénat : "Il est possible que nous ayons besoin, à un moment donné, d'une quatrième dose". Mais l'organisation joue un rôle de consultant et peut uniquement se contenter d'émettre des recommandations.


A part le collège d'experts de Conseil scientifique, le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale et le seul à avoir rendu un avis sur la question d'une quatrième dose au mois de janvier.


"Les données disponibles n'appellent pas actuellement à la mise en place d'un second rappel vaccinal", pouvait-on lire dans sont rapport au gouvernement. Reconnaissant que "la question soit rendue légitime par le contexte actuel de forte circulation virale", le COSV est formel : la quatrième dose n'est pas d'actualité ou plutôt pas pour tout le monde. Ainsi, il est précisé dans l'avis que : "A l'exception des personnes sévèrement immunodéprimées, pour qui le COSV a d'ores et déjà recommandé l'injection systématique d'une seconde dose de rappel vaccinal, une seconde dose de rappel vaccinal n'apporterait en effet pas de bénéfice individuel significatif."


Le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale estime que la généralisation de la quatrième dose, dès aujourd'hui, pourrait avoir "un effet contre-productif quant à la poursuite de la campagne vaccinale en cours". D'autant plus que, selon lui, "dans le contexte actuel de très forte circulation du variant Omicron, la population pourrait avoir développé une protection suffisante pour lutter contre les futurs variants, ce qui atténuerait la nécessité d'une seconde dose de rappel vaccinal en population générale."


Le plus important pour le COSV, c'est se concentrer sur la troisième dose, ou dose de rappel : "Sur le plan épidémiologique, la bonne conduite des campagnes de primo-vaccination et de rappel vaccinal apporterait des effets supérieurs à la mise en place d'une seconde dose de rappel." plus généralement, le Conseil admet qu'il lui faudra plus de recul et de nouvelles données concernant cette quatrième dose, avant de pouvoir la recommander.


Quelle efficacité pour la 4eme dose de vaccin contre le Covid ?

Si plusieurs études scientifiques montrent la perte d'efficacité des doses de vaccin contre le Covid-19 au fil du temps, les bénéfices octroyés par une quatrième injection seraient-ils réels ? Une première étude a été menée en Israël début janvier, dans un centre hospitalier, auprès de 150 soignants. Tous avaient reçu leur troisième dose il y a au moins quatre mois.


Mardi 4 janvier 2022, les premiers résultats ont été annoncés : "les anticorps ont été multipliés par cinq, ce qui indique que le vaccin fonctionne et offre une protection contre les complications graves".


Des premières données encourageantes qui, pour l'heure, n'indiquent en rien la durée de vie de ces anticorps. Car de nouveaux résultats, rapportés par la chaîne de télévision i24News jeudi 6 janvier, évoquent une efficacité "décevante", avançant par ailleurs que le gouvernement israélien attend encore avant d'ouvrir ce second rappel à toute la population. L'étude doit encore être menée durant six mois.


D'après un hôpital israélien ayant entamé un des premiers essais cliniques sur la quatrième dose des vaccins Pfizer ou Moderna, les anticorps du rappel seraient "moins" efficace pour lutter contre le variant Omicron du Covid-19.



L'administration d'une quatrième dose des vaccins Pfizer ou Moderna permet de multiplier les anticorps mais s'avère "moins" efficace pour lutter contre le variant Omicron du coronavirus, a-t-il indiqué lundi 17 janvier.


"Nous constatons que de nombreuses personnes infectées par Omicron ont reçu la quatrième dose. Certes, un peu moins mais quand même beaucoup d'infections", a reconnu le professeur Gili Regev-Yochay, coauteure de cette étude.


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