Fête de la musique : mais d'où viennent les notes ?

Bientôt la Fête de la musique… Mais d’où viennent nos notes : do, ré, mi… ? Muriel Gilbert vous éclaire.

La Fête de la musique, c’est dans quelques jours seulement. Savez-vous qu’elle est bientôt quadragénaire ?


Je n’y connais rien en musique, et c’est sans doute pour cette raison que ça m’épate, mais n’est- il n’est pas étonnant que l’on puisse écrire toute la musique du monde avec sept petites notes seulement ?


De Mozart à Bilal Hassani, le Français qui a fait n° 14 ou 15 de l’Eurovision 2019 ?!


Les humains ont probablement toujours fait de la musique – au moins du chant, des percussions… – mais, jusqu'à ce qu’ils trouvent un système pour conserver et transmettre la mélodie et le rythme, tout reposait sur la mémorisation et la transmission orale.


Dès l’Antiquité, on trouve des traces d’essais de transcription musicale, mais trop complexes, semble-t-il, pour avoir perduré.


À l’époque médiévale, il fallait par exemple plusieurs années à un moine pour mémoriser l’ensemble des hymnes religieux chantés.


Et c’est un musicien italien qui était aussi un moine bénédictin, Guido d’Arezzo (on l’appelle aussi Gui l’Aretin en français), qui a eu l’idée du système de notation qui est encore en usage aujourd’hui.


Un système qui remonte... au XIe siècle

Il remonte donc au XIe siècle. Ce Guido d’Arezzo, superpédagogue, a eu l’idée d’utiliser pour désigner la gamme des notes les premiers vers d’un chant grégorien célèbre, l’hymne de saint Jean-Baptiste, qui présentait l’intéressante particularité de monter d’un ton à chaque début de vers. Il a associé une note de la gamme à la première syllabe de chaque vers, qui se trouvent être : "Ut, ré, mi, fa, sol, la, si".


Les vers eux-mêmes étant : "UT queant laxis, REsonare fibris, MIra gestorum, FAmuli tuorum, SOLve polluti, LAbii reatum, Sancte Ioannes".


Ce qui signifie quelque chose comme "Pour que puissent résonner des cordes détendues de nos lèvres tes accomplissements merveilleux, délivre du péché tes impurs serviteurs, ô saint Jean".


Pour le dernier vers : "Sancte Iohannes", ce n’est pas la première syllabe mais les initiales des deux mots Sancte et Ioannes, "saint Jean", qui ont été choisies, ce qui donne la note "si".


Et au XVIe siècle, le "do" a remplacé "ut", que l’on trouve encore dans toutes les grilles de mots croisés,"do" étant la première syllabe de dominus, le "Seigneur".


Et voilà, nos notes étaient nées. Vous n’avez plus qu’à accorder vos instruments pour la Fête de la musique !

Source: www.rtl.fr

0 vue

Les infos santé qui peuvent vous intéresser

Articles sur les entreprises

D'autres infos sur l'automobile

Fmt@2021 Copyright