France : fin du grand débat national, et maintenant ?

Emmanuel Macron a clôturé jeudi en Corse le grand débat national lancé en janvier en réponse au mouvement des "gilets jaunes". La synthèse des différentes contributions sera présentée le 8 avril. L'exécutif s'est donné jusqu'à la mi-avril pour faire connaître ses décisions.


Présentation de la synthèse et débats sans votes avec les parlementaires

D'après le gouvernent, 1.932.884 contributions ont été déposées en ligne, 10.452 réunions locales organisées, un peu plus de 16.000 cahiers citoyens et 15.701 courriers et e-mails rédigés.


Les contributeurs se sont notamment massivement exprimés pour la prise en compte du vote blanc, la révision des conditions d'attribution de certaines aides sociales, un meilleur accès aux services publics ou encore le développement de transports en commun.



La restitution officielle et la présentation de la synthèse des propositions par les cinq garants est prévue ce lundi 8 avril au Grand Palais, à Paris.


Un choix qui fait débat selon les informations du service politique de franceinfo. Certains membres de l'exécutif estiment que le lieu est "trop parisien et trop prestigieux" et regrettent que l'événement n'ait pas lieu en régions.


Concrètement, les cinq garants nommés en janvier par le gouvernement et les présidents des assemblées vont présenter les résultats des consultations devant près de 400 personnes (prestataires, garants, directeurs d'administrations centrales, public) à partir de 9 heures.


Le Premier ministre Édouard Philippe devrait prononcer un discours à midi. Le chef du gouvernement et ses ministres s'adresseront ensuite aux députés (9 avril) et aux sénateurs (10 avril). Les deux déclarations seront suivies d'un débat sans vote comme le prévoit l'article 50-1 de la Constitution.


Des annonces présidentielles mi-avril

L'Élysée a confirmé que le chef de l'État communiquera sur de premières mesures à la mi-avril, probablement avant les fêtes de Pâques précise l'AFP.


Selon son entourage, les annonces pourraient s'étaler jusqu'à l'été, pour éviter que les élections européennes du 26 mai ne se transforme en "référendum" sur l'action du gouvernement.


Mardi, Édouard Philippe a promis au moins une mesure "puissante". D'après des proches du chef de l'État elle n'est pas encore arrêtée.


Durant son tour de France auprès des élus, le président de la République s'est surtout attaché à défendre ses premières réformes et celles à venir, refusant par avance de se "renier" en y renonçant.


Pas question par exemple de revenir sur la suppression des emplois aidés, en dépit des critiques. Autres mesures écartées : le rétablissement de l'ISF ou encore la hausse des droits de succession.


En revanche, plusieurs pistes ont été évoquées : une nouvelle étape de la décentralisation, avec davantage de compétences pour les collectivités "mais avec aussi davantage de responsabilités".


Emmanuel Macron a aussi évoquéune plus grande déconcentration de l'État central. Hormis la justice et l'armée, a-t-il dit, tous les services publics étatiques pourraient être regroupés sous une autorité unique locale.


Autrement dit, davantage de pouvoir pour les préfets. Il propose aussi, plus globalement, un"agenda rural" à décliner localement, probablement un plan pour la ruralité.


Source: www.francebleu.fr

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