SAV : le premier réparateur de France d'électroménager a analysé les données de son SAV — voici

Opération transparence pour Fnac-Darty, le groupe est le premier réparateur d'électroménager de France avec près de 2,5 millions d'interventions chaque année. Cette position lui permet d'être aux premières loges pour analyser la robustesse des produits.


A la demande de ses clients, qui souhaitent plus d'informations sur la durée de vie des produits, Fnac-Darty lance ce 14 juin son "baromètre annuel du SAV". Conçu par le Labo Fnac avec Harris Interactive, ce baromètre s'appuie sur une enquête menée auprès de 27.000 clients Darty ainsi que sur l'analyse de plus de 590.000 interventions du SAV Darty en 2017, couvrant 15 catégories de produits.


D'après le baromètre, la durée d'usage moyenne des produits varie de trois ans à plus de dix ans, selon les familles de produits.


Smartphones et aspirateurs robot durent le moins longtemps. Ils sont suivis par les aspirateurs à main et aspirateurs à balai que l'on change en moyenne tous les quatre ans. Puis viennent les home cinéma, les appareils photos numériques et les ordinateurs portables que l'on garde six ans.


Le gros électroménager — type lave-vaisselle, sèche-linge, lave-linge et les centrales vapeur — dure en moyenne sept ans. Les réfrigérateurs-congélateurs et les téléviseurs LCD sont eux changés tous les huit ans. Enfin les fours à encastrer et les robots multifonctions ont les durées d'usage les plus longues. Ils servent respectivement neuf et 10 ans.


Parallèlement, le SAV Darty annonce la mise en ligne progressive de toute sa base de connaissance technique tandis que le labo Fnac, qui teste les produits, va de son côté établir une note de "réparabilité" des produits. Elle sera visible dès juillet pour les ordinateurs portables avant d'être peu à peu étendue aux autres catégories de produits.


L'obsolescence programmée ne concerne pas que vos smartphones — tous les produits sont potentiellement touchés

Si le délit d'obsolescence programmée n'est inscrit dans la loi française que depuis 2015, le concept existe lui depuis bien avant l'époque des produits électroniques.


Mais l'ampleur médiatique des révélations contre Apple, qui a admis réduire les performances de ses iPhone passé un certain âge, montre que la question de l'obsolescence devient un sujet de plus en plus important dans la relations entre les entreprises tech et le consommateur. Apple se justifie en expliquant que ce bridage permet d'empêcher le téléphone de s'éteindre, et qu'un changement de batterie permet de régler le problème et de prolonger la durée de vie de l'iPhone.


Cela n'a pas empêché le parquet de Paris d'ouvrir une enquête pour "obsolescence programmée" et "tromperie" contre Apple.


Comme le montre ce graphique de Statista, la question de la durée de vie programmée des objets ne s'arrête pas aux smartphones.



En décembre 2017, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête similaire contre le fabricant d'imprimantes Espon, qui réduirait la durée de vie de ses cartouches d'encre et de ses tampons absorbeurs.


Mais un autre type d'obsolescence programmée pointe le bout de son nez: l'obsolescence programmée logicielle, comme le rappelle FrAndroid. Par exemple, si un éditeur de jeux vidéo ou de logiciels décide de fermer les serveurs qui font fonctionner ses services en lignes, alors l'utilisateur peut se retrouver avec un produit en partie inutilisable, comme c'était le cas avec les Nintendo Wii et DS en 2014.


Alors que de plus en plus de produits fonctionnent avec des interfaces basées uniquement sur le cloud, comme les assistants audio tels Amazon Echo et Google Home, on peut se demander ce qu'il arrivera à ces objets si leur fabricant décide d'arrêter les serveurs.

Source: www.businessinsider.fr

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