Sécurité : Ecall sur toutes les nouvelles voitures neuves pour appeler les secours en cas d'acci

Depuis le 1er avril 2018, tous les nouveaux modèles de voitures vendus dans l'Union européenne doivent être équipés d'un dispositif d'appel d'urgence (ecall) afin d'alerter automatiquement les secours en cas d'accident grave.





Par conséquent, dès que les capteurs embarqués du véhicule détectent un accident grave, le système compose le 112, le numéro d'appel d'urgence unique européen.


Par ce biais, il s'agit à la fois :

  • d'établir une liaison téléphonique avec le centre d'appel d'urgence approprié ;

  • et de transmettre tous les détails de l'accident aux services de secours (heure de l'accident, position exacte du véhicule accidenté, carburant utilisé, type de véhicule et direction suivie par le véhicule).

eCall est le nom d'un service public paneuropéen interopérable qui permet de lancer l'alerte plus rapidement et plus efficacement. Il se matérialise d'une part, par un équipement dans la voiture, comprenant un GPS et une carte SIM gratuite, et d'autre part, par la plateforme du numéro d'urgence unique européen.


En cas d'accident sérieux (c'est-à-dire pas pour un petit accrochage en ville), si aucun passager ni aucun témoin n'appuie sur le bouton SOS, la voiture appelle automatiquement le 112 et transmet l'heure de l'accident, sa localisation, sa direction (primordial sur autoroute), le type de véhicule, le type de carburant et surtout le nombre de passagers (souvent déjà connu par le biais du système d'alerte des ceintures de sécurité).


Les secours peuvent ainsi dépêcher aussitôt les moyens appropriés, et gagner un temps souvent précieux, en intervenant en 40 à 50 % moins de temps. En prenant en charge les blessés plus rapidement, les défenseurs du projet de loi estiment que le dispositif permettrait de réduire de 1 à 10 % le nombre de tués sur la route, qui était d'un peu plus de 25 000 en 2014 dans l'Union européenne.


Rentabilité et vie privée

Le projet compte néanmoins quelques détracteurs.


La ministre des Transports du Royaume-Uni estime que le dispositif n'est « pas rentable ». Elle a déclaré à la BBC que « le bénéfice d'eCall ne justifie pas le coût d'implantation », qui est d'environ 100 euros par véhicule.


D'autres, y compris la Cnil qui a rendu un avis dès 2010, craignent des abus en matière de confidentialité et de surveillance de masse. Le texte de loi garantit que seules les informations absolument nécessaires (celles précitées) seront transmises et qu'elles ne seront pas conservées au-delà de l'intervention.


Pour autant, techniquement les voitures pourront transmettre leur géolocalisation à un serveur distant, et il sera quasi impossible de vérifier si c'est le cas ou non.


Principe eCall


719 vues

Les infos santé qui peuvent vous intéresser

Articles qui peuvent vous intéresser !

D'autres infos sur l'automobile

Fmt@2020 Copyright