Conseils d'un psy pour une expatriation réussie

Aucune expatriation n’est semblable à une autre. Conseils de Bernard Astruc, psy et directeur des affaires médicales d'Eutelmed.

Management : En quoi consiste la gestion des «enjeux psychosociaux» liés à l’expatriation ?

Bernard Astruc : Gérer ces enjeux revient à considérer dans sa globalité l’environnement proche, professionnel et familial, susceptible d’interférer avec le travail de l’expatrié. Accompagner l’entreprise et le salarié avant, pendant et après évite le retour anticipé. Croire que l’expatrié donne le meilleur de lui-même parce qu’il a signé un super-contrat et qu’il vit avec sa famille dans une belle maison est illusoire : les expatriés en difficulté, ça existe, et les causes de mal-être sont multiples.


Management : Pour l’expatrié, la préparation est-elle la clé du succès ?

Bernard Astruc : C’est l’un des paramètres. Une expatriation est mieux vécue lorsqu’elle est bien anticipée, si possible plusieurs mois à l’avance. Mais, mondialisation oblige, la tendance est à la prise de décision rapide, un ou deux mois avant le départ. Le risque n’est pas plus grand pour autant : tout dépend de la conviction que chacun y met, du discours des RH en entreprise, du soutien médical et psychologique…


Management : Quels sont les autres facteurs d’une expatriation réussie ?

Bernard Astruc : Un retour prématuré résulte souvent de problèmes non résolus, au moins en partie, avant le départ. S’expatrier peut être formidablement enrichissant sous réserve de ne pas se blesser, ni heurter les proches : se faire mal laisse des séquelles parfois. Si vous avez ce projet, soyez en accord avec vous-même.


Management : Comment associer le conjoint, voire les enfants, au processus décisionnel ?

Bernard Astruc : Il est préférable que le projet soit partagé ; inclure le conjoint au plus tôt dans la discussion est donc primordial. Tout comme les enfants, peu importe leur âge. Ils s’adaptent bien mieux que les parents en général !


Management : Sur place, vaut-il mieux se tourner vers la communauté française ou, au contraire, viser l’immersion totale ?

Bernard Astruc : Tout système rigide casse. Aller vers l’autre, apprendre la langue et se familiariser avec les codes locaux tout en gardant contact avec ses racines est source d’équilibre.


Management : Combien de temps dure l’intégration ?

Bernard Astruc : Six ou sept mois en moyenne. Mais, pour certains, la «lune de miel», phase de découverte, est plus longue, ou plus tardive. Par ailleurs, pour l’expatrié salarié, le rythme est grandement dicté par la durée du contrat.


Source: ww.capital.fr

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