Le 8 mai est férié : mais quelle est l'origine de celui-ci ? Que s'est-il passé le 8 mai 19


Le 8 mai est un jour important à plus d'un titre. En France, le 8 mai est chaque année un jour férié qui rappelle la victoire des Alliés sur le théâtre européen dans la Seconde guerre mondiale et la capitulation de l'Allemagne nazie.

Le 8 mai 1945, à 15 heures, les cloches sonnent pour marquer la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe.

Le général de Gaulle annonce lui même la capitulation allemande dans une allocution radiophonique.

Partout en France, des scènes de joies accompagnent le 8 et le 9 mai, qui sont exceptionnellement des jours fériés pour célébrer la défaite de l'Allemagne nazie.

Il reste alors des soldats allemands dans l'Hexagone (autour des ports de Dunkerque, Lorient ou Saint-Nazaire, notamment). La question des commémorations se pose très vite.

Gouvernement et anciens combattants hésitent entre l'établissement d'une date unique - destinée à célébrer les victoires de 1918 et 1945 – et la mise en place d'une cérémonie spécifique à la Seconde guerre mondiale.

La loi n°46-934 du 7 mai 1946 fixe au 8 mai (si c'est un dimanche) ou au dimanche suivant cette date les commémorations de la victoire de 1945. Le 8 mai était jusqu'alors associé à la fête de Jeanne d'Arc (voir plus loin).

C'est en 1953 que le 8 mai devient réellement un jour férié institué, au même titre que le 11 novembre, quel que soit le jour de la semaine où il tombe. En 1959, un décret cherchant à limiter le nombre de jours chômés renvoie les Français au travail.

En 1975, le président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, retire tout caractère officiel à la date. Son geste cherche à marquer la réconciliation franco-allemande, mais irrite de nombreux anciens combattants.

C'est finalement François Mitterrand qui redonne au 8 mai son caractère de jour férié. La loi n°81-893 du 2 octobre 1981 rajoute cette journée à la liste des jours chômés dans le code du travail.

Ce jour n'est pas célébré en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou en Allemagne.

En France, le 128e jour de l'année (ou 129e, en cas d'année bissextile comme c'était le cas en 2016) provoque souvent l'un des "ponts" du mois de mai (avec le 1er mai ou l'Ascension), permettant de rallonger considérablement les week-ends des salariés, des indépendants ou des fonctionnaires.

L'événement qui a donné naissance au "jour férié du 8 mai" s'est produit le 8 mai de l'année 1945 : un acte de capitulation des armées (de terre, de mer, de l'air) du IIIe Reich, officialisé dans le QG des forces alliées, à Reims.

Là se trouvait, en pleine Seconde guerre mondiale, le Grand Etat-Major du corps expéditionnaire allié en Europe.

L'établissement a, depuis, donné naissance au lycée Roosevelt, et à son Musée de la reddition.

Mais pourquoi l'Allemagne a-t-elle reconnu sa défaite face à l'Europe et pas au monde ?

Le haut commandement allemand a préféré traiter avec les alliés occidentaux qu'avec les soviétiques en raison du sort qui pourrait être celui des prisonniers allemands.

Traditionnellement, le 8 mai a été adopté comme le jour de commémoration de la capitulation de l’Allemagne lors de la Seconde guerre mondiale. Pourtant, la réalité est nettement plus complexe.

D’abord parce que cet événement ne marque la fin de la Seconde guerre mondiale qu’en Europe, le conflit se poursuivant encore pendant quatre mois dans le Pacifique, entre le Japon et les Etats-Unis.

Ensuite parce que différents actes de capitulation ont été signés à différents moments entre le 7 et le 9 mai, selon le référent temporel choisi.

Dans tous les cas, le début du mois de mai 1945 marque l’effondrement du Troisième Reich.

Le 30 avril, Adolf Hitler se suicide dans son bunker de la chancellerie, tandis que les soldats soviétiques sont dans Berlin.

Joseph Goebbels tente de prendre contact afin de signer un armistice. Incapable d’établir le lien avec les Alliés et refusant une capitulation sans condition, il se donne la mort avec son épouse et ses enfants le 1er mai.

Le lendemain, la Bataille de Berlin s’achève avec la capitulation du général allemand Helmuth Weidling et des hommes chargés de la défense de la capitale.

Du 4 au 6 mai, l’ensemble des forces nazies restantes (aux Pays-Bas, en Allemagne du Nord, au Danemark, en Bavière, à Breslau) se rendent aux Alliés. Herman Göring, le plus haut dignitaire nazi vivant, se livre aux autorités américaines à la frontière germano-autrichienne.

Il y a deux documents de capitulation : La première capitulation du 7 mai à Reims et la deuxième capitulation du 8 mai à Berlin.

Le grand-amiral Karl Dönitz a été nommé président du Reich par Hitler dans son testament. A la tête d’un gouvernement provisoire du Reich, il tente de négocier une série de redditions partielles face aux alliés occidentaux, afin de pouvoir continuer le combat à l’est contre les troupes soviétiques.

Les Américains refusent le compromis. Le général allemand Alfred Jodl, envoyé par Dönitz, signe la capitulation le 7 mai à 2h41 du matin. Ce moment historique a eu lieu dans une salle du Collège technique et moderne de Reims, qui était alors le QG des forces alliées.

Seulement, cette signature n’est pas du goût de Staline, qui regrette l’absence de hauts-représentants soviétiques lors de cette signature.

Une seconde capitulation est organisée le 8 mai dans la soirée à Karlshorst, près de Berlin.

Cette fois, c’est le Commandant suprême de l’Armée rouge, Gueorgui Joukov, qui préside à la signature. C’est Wilhelm Keitel, commandant suprême des forces armées allemandes, qui signe la capitulation.

Elle rentre en application à 23h01 le 8 mai. A l’heure de Moscou, cette heure correspond au 9 mai à 01h01 du matin. Aujourd’hui, c’est le 9 mai qui est célébré comme le jour de la capitulation allemande en Russie.

Source: www.linternaute.com


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