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Ronflements : quelles solutions pour en venir à bout ?


Plus d’un tiers des Français ronflent régulièrement. Ces bruits nocturnes se multiplient avec l’âge...

Après 50 ans, une personne sur deux émet des décibels quand elle dort. Outre leurs répercussions sur la vie conjugale, ils ne doivent pas être banalisés car ronfler peut écorner le capital santé.

Qu’il soit occasionnel ou régulier, le ronflement provient d’une obstruction des voies respiratoires qui rend l’inspiration bruyante. Son volume sonore peut atteindre 70 à 75 décibels, soit le bruit d’une moto au démarrage.

Mais "il s’élève parfois jusqu’à 100 décibels, l’équivalent d’un avion au décollage pour les riverains d’un aéroport", soutient le Dr Marc Blumen, ORL au Centre médical veille-sommeil (CMVS), à Paris. De quoi perturber totalement le sommeil du conjoint qui dort à côté.

Les hommes jeunes ronflent davantage que les femmes du même âge, mais après 50 ans l’écart se réduit selon une étude Withings de mars 2019.

À partir de 70 ans, on compte presque autant de ronfleuses que de ronfleurs, même si ces derniers émettent des bruits plus tonitruants.

Comment les mettre en sourdine ?

"Il n’existe pas de solution universelle", indique le Dr Blumen. Le remède diffère selon l’origine du ronflement.

En période de rhinite, déboucher ses narines permet de désencombrer les voies respiratoires, donc de rendre le passage de l’air plus fluide.

Une solution d’eau salée (type Quinton Nasal ou Physiomer) peut suffire. Si cela ne marche pas, essayez les "écarteurs de narines", des bandelettes vendues en pharmacie qui tirent sur les ailes du nez afin d’élargir le conduit. Limiter l’alcool, les tranquillisants et dormir sur le côté réduit aussi nombre de vibrations sonores occasionnelles.

Mais en cas de ronflements réguliers (ronchopathie chronique), évitez l’automédication. "Mieux vaut consulter un ORL ou un médecin du sommeil afin de diagnostiquer la cause des ronflements", estime le Dr Marc Blumen.

Ces spécialistes pourront vous prescrire une orthèse dentaire sur mesure à porter la nuit. En plaquant la langue contre les dents et en poussant la mâchoire vers l’avant, elle libère le pharynx et atténue beaucoup – voire totalement - les bruits nocturnes.

Des polypes nasaux peuvent aussi être décelés. Il suffira alors de les extraire pour museler les ronflements. Et si le problème vient des amygdales ou d’un voile du palais trop distendu, une petite intervention chirurgicale peut être envisagée.

Quand ronfler dégrade la santé

Il y a encore quelques années, émettre des ronflements était considéré comme une preuve d’un bon sommeil, profond et réparateur. Mais le dogme a changé : on sait aujourd’hui que nombre de ronfleurs chroniques sont en danger.

Si leurs émissions sonores s’accompagnent de pauses respiratoires, elles traduisent un syndrome d’apnée du sommeil. Le dormeur s’arrête brusquement de respirer, garde la bouche ouverte 10 à 30 secondes (plusieurs fois par heure), puis reprend sa respiration de manière bruyante.

Plus de 15% des ronfleurs sont concernés. Mal oxygénés, ils se réveillent fatigués le lendemain, avec des maux de tête fréquents. Des envies d’uriner plusieurs fois par nuit, des troubles de la mémoire et des palpitations peuvent aussi être des signaux d’alerte.

En cas de doute, votre médecin doit vous orienter vers un centre spécialisé afin de réaliser un enregistrement de votre respiration durant le sommeil.

Si vos apnées du sommeil se révèlent sévères, il faudra les traiter pour éviter une somnolence durant la journée, une prise de poids massive et une élévation de la tension artérielle, susceptible de fragiliser le cœur et le cerveau. Consultez un médecin spécialiste du sommeil !

Source: www.marieclaire.fr


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