Trophées : des Français de l'étranger mis à l'honneur au quai d'Orsay


À l'occasion de la 7ème édition des Trophées des Français de l'étranger, plus de 300 personnes issues de l’univers de l’expatriation se sont réunies le 12 mars au Quai d'Orsay.

« A quel expatrié n’a-t-on pas demandé s’il avait quitté la France par désamour ? Le marin ne largue pas les amarres parce qu’il n’aime pas son port d’attache. Jeune adulte, on ne s’en va pas de chez ses parents parce qu’on ne les aime plus. L’expatriation n’est pas un renoncement, mais au contraire une promesse ».

C’est sur le message d’espoir de Marc Lévy, écrivain français expatrié à New-York et parrain de la septième édition, que s’ouvre la cérémonie des trophées des Français de l’étranger.

19h sonnent dans le salon de l’horloge du quai d’Orsay. Dans une salle comble, les murmures se taisent peu à peu, les téléphones prêts à capturer le discours d’Hervé Heyraud, président fondateur de lepetitjournal.com.

« L’expatriation est une chance pour chacun et une richesse pour tous. Se confronter à l’autre, perdre ses repères, sortir de la routine, apprendre à s’adapter, se réinventer, découvrir, s’enthousiasmer, se remettre en question : quel enrichissement personnel ! ».

Les proches des lauréats mais aussi de nombreuses personnalités sont présents : acteurs de la mobilité internationale, partenaires de l'évènement, députés et sénateurs des Français de l’étranger, conseillers consulaires.

Sous la baguette d’Antoine Cormery, journaliste de France 24 et chef d’orchestre de la cérémonie, les lauréats se succèdent sur l’estrade, visiblement émus d’être sous le feu des projecteurs le temps d’une soirée. Le public voyage avec eux, d’une réserve animalière sud-africaine aux accidentés de la route à Vientiane, en passant par un atelier de laqueurs au Cambodge ou aux côtés des recycleurs de rue à Vancouver.

« Chaque année, c’est un vrai bonheur que de pouvoir découvrir des parcours aussi atypiques et exceptionnels »

« Vous partagez avec nous un combat, celui de lutter contre l’abandon scolaire et professionnel et de briser un silence par l’éducation, félicite David Bouin, directeur adjoint du CNED, en remettant le trophée éducation à Olivia Mvondo. Chaque année, c’est un vrai bonheur que de pouvoir découvrir des parcours aussi atypiques et exceptionnels ».

La franco-camerounaise, qui sillonne les routes de l’Afrique pour promouvoir l’utilisation de serviettes hygiéniques réutilisables et briser les tabous autour des règles suscite l’admiration sur les bancs de la salle.

« C’est juste magnifique. On revient toujours avec moult idées, en se disant qu’il y a des personnes merveilleuses, dont le parcours combine l’altruisme, le courage, le dévouement, l’ingéniosité aussi » abonde Cécile Mégie, directrice de RFI et partenaire du trophée social et humanitaire.

Entre moments d’émotion et de rire, la cérémonie avive l’enthousiasme et l’optimisme.

Le mot d’ordre ce soir : rien n’est impossible.

« J’ai appris qu’il ne faut jamais cesser d’apprendre, confie Françoise Malby-Anthony, lauréate du prix du public qui a pris à bras le corps le problème du braconnage en montant une réserve animalière en pays zoulou, là où personne ne l’attendait. On peut faire ce qu’on décide même quand on ne s’en sent pas capable. Il faut toujours croire à l’impossible ».

« Merci de nous mettre en lumière. On en a besoin »

Depuis 10 ans et la création de son service de secours d’urgence aux blessés au Laos, Sébastien Perret et son équipe ont ramassé sur les routes, repêché des eaux, sauvé des flammes près de 50.000 personnes.

Sous les chaleureux applaudissements du public, le Français reste humble et dédie sa victoire à ses bénévoles. Ceux qui, avec pour seule rémunération des soupes lyophilisées avalées en vitesse, dédient leur vie à sauver celle des autres.

« Pendant les quatre premières années, je n’avais aucun espoir. La seule raison pour laquelle je continuais à monter dans une ambulance, c’est que je pensais qu’on faisait quelque chose de bien. Le plus gros miracle c’est que ça ait marché. On a appris qu’il était possible de faire quelque chose à partir de rien ».

Pour celui qui clôt le bal, le maître laqueur Eric Stocker, le trophée de la culture et de l’art de vivre a un sens particulier. Son frère, et plus fidèle allié dans son projet de reconstruire la filière de la laque au Cambodge, est décédé il y a quelques mois.

« Je voudrais dédier ce trophée à mon frère, ma famille et mes artisans qui sont des champions. Merci de mettre en lumière les savoir-être et savoir-faire de tous ces Français de l’étranger. On en a besoin ».

Autour d’un cocktail, les discussions s’éternisent. Les lauréats sont pris d’assaut par le public et les photographes, tandis que les cuisiniers de Lenôtre s’activent aux fourneaux.

Après le dîner de gala, il est temps de souhaiter bonne continuation aux lauréats et d’espérer que leur réussite aura germé dans l’esprit des Français du monde.

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Source: www.lepetitjournal.com


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